Pauline Viardot

Naissance : 18 juillet 1821 à Paris
Décès : 18 mai 1910 à Paris
Père : Manuel Garcia (1775-1832), chanteur d’opéra
Sœur : María-Felicia García (1808-36), la Malibran

Elle est formée à la dure discipline de son père et suit également des leçons de piano avec Liszt.

Si elle n’a pas la beauté de sa sœur, elle possède en revanche une voix beaucoup plus étendue qui couvre 2 octaves et demi : « Elle réunit, écrit le compositeur Hector Berlioz (1803-69), 3 genres de voix qui ne se trouvent presque jamais réunis, le contralto, le mezzo-soprano et le soprano« .
Elle consacre toute son énergie à être encore plus musicienne.

Au cours de l’hiver 1839-40, elle fait la connaissance de Frédéric Chopin et de George Sand qu’elle appelle affectueusement « Chip-Chip » et « Ninoune« .
Des relations étroites s’établissent entre les 2 femmes.
George, plus exclusive, en fait l’héroïne de son roman Consuelo (1842).
Sur les conseils de la romancière, Pauline épouse en 1840, Louis Viardot (1800-83) alors directeur du Théâtre-Italien.
Les Viardot deviennent rapidement comme Eugène Delacroix des familiers du couple Sand-Chopin.
L’été, ils effectuent de nombreux séjours à Nohant dans l’intimité familiale.
Une estime mutuelle lie Pauline et Chopin ; ils jouent à 4 mains et Pauline adapte en mélodies pour chant et piano des Mazurkas.
Le musicien loue ses compositions :
« Elle m’a chanté les chansons espagnoles qu’elle a composées l’an dernier à Vienne […]. Je les aime beaucoup et je doute qu’on puisse ouïr ou rêver quelque chose de plus parfait en ce genre« .

À la mort du peintre Ary Scheffer (1795-1858), Pauline écrit le 24 décembre 1858 au compositeur allemand Julius Rietz (1812-77) :
« Il y aura bientôt 18 ans que je suis mariée. Il y a autant que je connais Scheffer. »
Sur la question que lui fit Louis : « Comment trouvez-vous Melle Garcia« , « affreusement laide » répondit Scheffer, « em>Mais si je la revoyais, j’en deviendrais amoureux fou. « Il fit presque immédiatement le beau portrait que je possède et comme il l’avait pressenti, il m’aima de toute son âme. Jamais il ne m’en avait parlé, excepté dans les derniers temps […] il n’y avait plus de danger que je le susse« .

Les traits qu’on a dit ingrats sont ici magnifiés : l’ovale du visage, l’élégance du cou qu’accentue le jeu de clair-obscur mettent en valeur le charme du modèle et la bonté légendaire de la cantatrice mezzo-soprano.

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