Saint-Martin

Naissance : en 316 à Sabaria en Pannonie (actuelle Hongrie)
Décès : 8 novembre 397 à Candes-Saint-Martin (Indre-et-Loire, 37)

C’est l’un des principaux saints de la chrétienté et aussi le patron de nombreuses villes telles que : Buenos Aires (Argentine), Tours (Indre-et-Loire, 37), Mayence (Allemagne), Utrecht (Pays-Bas) et Lucques (Italie

À l’époque où il naît, la chrétienté se développe dans ce petit village de la province romaine de Pannonie.
Fils de païens, son père, d’origine italienne, est un tribun (= magistrat) militaire de l’Empire romain.

À 10 ans, Martin veut se convertir au christianisme car il se sent attiré par le Christ et s’intéresse à la foi.
Mais son père, pas d’accord, le fait entrer dans l’armée à l’âge de 15 ans, en tant que fils de vétéran.
Son rôle est de surveiller la garnison à l’aide d’un esclave qu’il traite comme un frère.

Affecté à Amiens en Gaule par un hiver de grand gel, c’est là qu’il partage son manteau de soldat avec un pauvre transi de froid car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent.
Si certains ont ri de le voir ainsi peu vêtu, d’autres par contre ont regretté de ne pas avoir agi.
Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau.
Il a alors 18 ans.
Même si depuis longtemps l’appel du Christ était présent dans sa vie, c’est cet évènement qui marque le tournant de sa vie.

Saint-Martin partageant son manteau
L’année suivante, il se fait baptiser à Pâques.

En 337, il se convertit au Christianisme et obtient en 356 de quitter l’armée en Allemagne.

Il se met au service de Saint Hilaire, évêque de Poitiers (Vienne, 86), qui le forme avant son retour dans sa Pannonie natale où il convertit sa mère au christianisme.
Son statut d’ancien homme de guerre empêche Martin de devenir prêtre et devient simplement exorciste.
Il veut mener une vie d’ermites dévoué à la prière et fonde le 1er établissement de moines sur le sol de la Gaule à Ligugé près de Poitiers.

Le 4 juillet 371, il devient évêque de Tours, même s’il ne modifie pas sa vie de moine très austère et pleine de prière.
Il mène une lutte contre les restes de paganisme, contre les temples et les idoles, et fonde un nouveau monastère à Marmoutiers.

En 397, il meurt sur un lit de cendres et est enterré le 11 novembre.