Conciergerie

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L’extérieur de la Conciergerie et du Palais royal

Les tours

La conciergerie est reconnaissable à ses 4 tours.

La Tour de l’Horloge
Années de réalisation 1350-53
Concepteur le mécanicien allemand Henri de Vic qui loge dans la tour sur ordre du roi
Hauteur 47 m
Épaisseur des murs Environ 1 mètre
Forme Rectangulaire
Rôle Guet pour la sécurité du palais

Réalisé sur ordre du roi Charles , cette horloge est installée dans la tour carrée du Palais de la Cité et accueille l’une des première horloge publiques de Paris.
Jadis, une tour existe, dont le beffroi était dominé par un lanternon qui contenait une cloche qui ne sonnait que pour les cérémonies royales et qui donna le signal de la Saint-Barthélémy, et se trouve sur un ancien terrain marécageux et devient la Tour de l’Horloge.

L’horloge :
Des inscriptions latines, sur 2 plaques placées au-dessus et en-dessous de l’horloge, peuvent se traduirent ainsi :

En haut « Celui qui lui a déjà donné deux couronnes lui en donnera une troisième« 
En bas « Cette machine qui fait aux heures douze parts si justes enseigne à protéger la Justice et à défendre les lois« 

Henri II, Henri III et Henri IV y apportent leurs restaurations.
Leurs marques sont visibles un peu partout :

ConciergerieHenri II avec son monogramme H et le C de sa femme Catherine de Médicis (les 2 lettres en se mêlant, forment le D de Diane de Poitiers, favorite du roi).

Henri III, son fils, y laisse le cartouche au dessus du cadran, indiquant en latin : « Celui qui lui a déjà donné deux couronnes lui en donnera une troisième« , allusion aux couronnes de France et de Pologne (d’ailleurs l’emblème de ces 2 royaumes se retrouve dans le cartourche au dessus du cadran) et à la troisième qui se retrouve dans la devise royale « Manet ultima caelo » (la dernière se trouve au ciel – « royaume des cieux« ).
Henri III est également le commanditaire des 2 bas-relief au corps doré et habillés de bleu royal encadrant l’horloge, allégories de la Loi à gauche (avec les tables) et de la Justice à droite (avec l’épée et la balance).

ConciergerieHenri IV apparaît avec son monogramme entrelacé à celui de Marguerite de Valois, la reine Margot à différents endroits :
• autour des emblèmes des royaumes de France et de Pologne
• sur le petit toit abritant l’horloge.

Au XVIe siècle, cette horloge est décorée et sculptée par Germain Pilon.

Les sculptures sont restaurées une première fois en 1685, puis en 1851 par Toussaint.

Souvent remise en état depuis lors, l’horloge est aujourd’hui hors d’usage.

La cloche alors suspendue dans la partie qui surmonte la tour sonna, dit-on, le massacre des protestants dans la nuit du 24 août 1572.
À la hauteur du premier étage de la tour, il est possible de voir un cadran sculpté, peint en bleu et doré, copié sur celui qu’y avait fait placer Henri III.
Il est abrité par un auvent.

L’horloge de la tour carrée pareillement historié, dont le pendentif représente le Saint-Esprit, auquel Henri III consacra un ordre de chevalerie et la colombe descend d’une couronne de lauriers.

 Cadran
Forme Carré
Diamètre 1,5 m
Ornement Au centre de rayons flamboyants et dorés, sur le manteau royal de la France au fond d’azur fleurdelisé.
Aiguilles En cuivre repoussé et bronzé, la grande en fer de lance, la petite terminée en fleur de lis, marquent les heures sur des chiffres romains colorés en relief sur la pierre.
Statuettes Elles sont la Force et la Loi.
La Loi tient la main de Justice et la table de la Loi, sur laquelle est inscrit ce précepte : Sacra Dei celerare pins regale time jus.
la Justice porte la balance et le glaive.
Elles ont été restituées par M. Toussaint, d’après les originaux de Germain Pilon dont il ne restait que des fragments mutilés.

Le cadran est largement remanié sous Henri III, en 1586.
Le sculpteur français Germain Pilon (1528-90) en profite pour créer des sculptures en bas-relief de chaque côté de l’horloge, l’une représentant la Justice et l’autre la Loi.

Le fronton de l’édicule, surmonté des deux écus accolés de France et de Pologne sommés d’une couronne royale, contient cette inscription latine, composée par Passerat « Qui dedit ante duas, triplicem dabit ille coronam« .
Le stylobate de l’édicule est coupé en son milieu par un carré de marbre noir, contenant cette inscription du même poète « Machina quae bis sex tam juste dividit boras Justitiam servare monet legesque tueri« .

Le cadran et ses statuettes sont placés dans un petit édicule d’une extrême élégance, où il est possible de reconnaître le type des horloges portatives qui, sous le règne de Louis XIII et de Louis XIV, sont appelées des « religieuses« .

Mutilé sous la Révolution, le cadran est refait en 1849, puis largement restauré en 1852 par les architectes Duc et Dommery.

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La Tour Argent et la Tour César
Année de réalisation 1300
Concepteur
Hauteur
Localisation mur Nord de la Conciergerie

Au centre, les 2 tours jumelles de 4 étages : « Argent » et « César » sur la façade du palais flanquée des tours rondes coiffées de toits en poivrière.
Elles abritaient les cachots mais également une partie du trésor.

La Tour César, aussi appelée Tour de Montgomery, jouxtait les appartements de Philippe le Bel et plus tard servait de logement personnel à Fouquier-Tinville, accusateur public sous la Terreur.
Entre la Tour d’Argent et de César se trouve le tribunal révolutionnaire.

La Tour d’Argent tient son nom en allusion au trésor royal qui y était gardé et la Tour César fut nommée ainsi en souvenir de la présence des Romains et au fait que la tour est bâtie sur des fondations romaines.

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La Tour Bonbec

À droite, c’est la tour la plus ancienne et la seule à avoir des créneaux.

Les créneaux sont construits par Saint-Louis en 1250 sur le mur nord du palais et remplacés par un toit en poivrière au cours du XVIe siècle.
C’est là que se trouvait la prison.

Le nom de la tour date du XVe siècle.
Dans la chambre de torture, les prisonniers étaient interrogés et forcés à faire des aveux avec des méthodes cruelles.
Cette salle était appelée la « Salle de la Question ».

En ancien français BEC signifiait la bouche, d’où son surnom de Bon Bec car les pauvres prisonniers finissait toujours par dire ce qui était attendu d’eux sous la torture.

En 1300, le roi Philippe le Bel démolit la maison des comtes de Bretagne sur le côté nord du château et les dépendances, et le mur qui les flanqué mais a gardé la tour Bonbec pour construire la Conciergerie sur leur site pour la maison de l’ordre juridique, administratif et financier des services.

Elle fut refaite après un incendie en 1935.
Ces tours et les parties basses de l’édifice sont les restes du palais royal des Capétiens, du début du XIVe siècle.
Le fossé qui longe la façade entre la Tour de l’Horloge et la Tour Bonbec indique le niveau du sol primitif.
Les parties hautes du bâtiment, de même que la façade comprise entre les Tours d’Argent et Bonbec, ont été rebâties au XIXe siècle, dans le style gothique, par l’architecte Dic auquel on doit les trois quarts de l’édifice.

Enfin, tout le corps du bâtiment à l’Ouest de la Tour Bonbec, qui est celui de la Cour de cassation, a été construit par Duc dans le style corinthien, avec un pavillon central à fronton, décoré de cariatides.
La Cour de Mai

C’était l’entrée principale du palais par laquelle passait le Roi et sa cour.
Elle est due aux architectes Desmaisons et Antoine (1783-86) et se distingue par la magnifique grille en fer forgé de 1787 (restaurée en 1877) qui la clôt.
Au fond de la cour, un grand escalier précède la façade principale, de style Louis XVI.
De part et d’autre de la grille, des pavillons classiques terminent les galeries latérales qui encadrent la cour :

  • Celle de droite est occupée par un escalier Louis XVI par lequel on accède directement à la galerie marchande et à la salle des Pas-Perdus.
  • Celle de gauche est percée de trois passages voûtés qui mettent en communication la cour du Mai avec la cour de la Sainte-Chapelle.

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