Tour Eiffel, sa construction

1889

4 mars

Tour Eiffe l4 mars 1889

15 mars

Construction du campanile et du phare

Le sommet de la Tour ou campanile est formé de 4 voûtes à croisillons placées diagonalement aux sections en carrés de la Tour.
Ces voûtes soutiennent le phare.

Un phare électrique de 0, 60 m de diamètre est ajouté au campanile, constituée d’une partie fixe, donnant l’éclat le plus puissant du monde, et d’une partie tournante qui produit des éclats bleus, blancs et rouges, et conçu pour couronner l’édifice le plus haut du monde avec un système contribuant à célébrer les fastes de l’Exposition universelle.

L’éclairage porte jusqu’à 100 km.

Le phare a été commandé par Mr Sautter et Mr Lemonnier et Cie dans le but de signaler au loin le sommet de cette gigantesque construction.

L’appareil est formé d’un tambour de feu fixe, composé de 6 anneaux dioptriques.

La lampe électrique est disposée de façon à ce que les rayons émis par ce tambour soient dirigés à l’horizon géographique du point sommet de la Tour Eiffel, c’est-à-dire à une distance de 67 km.

Le tambour est prolongé à sa partie inférieure par une série de 5 anneaux catadioptriques, calculés de manière à répartir également la lumière dans un angle de 11° environ au-dessus du point horizontal.
Les angles de divergence de ces anneaux vont en croissant à partir de l’horizon.
Il en résulte que la lumière rétractée est d’autant plus intense que les points à éclairer sont plus éloignés, ce qui permet d’obtenir sensiblement l’uniformité du champ lumineux.
Le tambour dioptrique donne une intensité égale à 12 fois environ celle de la lampe placée à son foyer, et les anneaux divergents une intensité qui varie de 2 à 15 fois celle de la lumière locale.

Un 2ème tambour mobile enveloppe l’optique de feu fixe.
Il comprend 4 groupes de 3 éclats chacun qui sont fournis par des lentilles verticales et colorées aux couleurs nationales à l’aide de verres rouges et bleus.
L’intensité dans l’éclat blanc est de 8 fois celle du feu fixe.
La révolution complète du tambour mobile se fait en 1 mn environ, soit pour chaque éclat une durée de 3 secondes.

Le campanile et le phare de la Tour Eiffel, coupe verticale du sommet
Le campanile et le phare de la Tour Eiffel, coupe verticale du sommet

Sous la coupole du phare, il y a une petite terrasse de 1,40 m de diamètre munie d’une rampe en métal qui mène à des escaliers en-dehors du phare.
La terrasse, à 300 m de haut, sert pour les anémomètres et les autres instruments météoroligiques.

Les ascenseurs

La cabine passagers est portée par un chariot fixé à des câbles, et maintenue à l’horizontale par un système de redressement.
Au sous-sol, un circuit hydraulique met en mouvement 2 pistons qui génèrent les mouvements horizontaux d’un chariot.
Le chariot entraîne alors, par un système de jeux de poulies (mouflage), les câbles qui tirent la cabine, en douceur, vers le haut sur les 128 m de sa course entre le rez-de-chaussée et le 2ème étage.

Schéma de fonctionnement de la machinerie
Tour Eiffel
attention Jusqu’en 1986, les pistons étaient mis en mouvement par un circuit hydraulique, alimenté grâce à 3 gros accumulateurs d’environ 200 tonnes chacun qui assuraient à la fois la réserve d’eau sous pression (40 à 60 bars) et la fonction de contrepoids.

Depuis 1986, des moteurs hydrauliques à huile haute pression ont pris le relais pour entraîner le mouvement du chariot porte-pistons, tandis que 2 des 3 gros accumulateurs historiques ne remplissent plus aujourd’hui que la fonction de contrepoids.
Dès l’année 1889, la Tour Eiffel est utilisée comme un laboratoire de mesures et d’expériences scientifiques.
De nombreux appareils scientifiques sont installés (baromètres, anémomètres, paratonnerres …).

Trois domaines scientifiques d’avant-garde passionnent particulièrement Gustave Eiffel :

  • la météorologie : de nombreux instruments enregistraient les variations de pression, d’humidité
  • la radiotélégraphie
  • l’aérodynamisme : chute d’objets d’une grande hauteur
30 mars

Les ouvriers posent une dernière couche de peinture et effectuent les dernières vérifications et opérations de contrôle en faisant sonner les rivets pour en vérifier le serrage.
Après 26 mois d’un travail difficile mais exaltant, les ouvriers descendent de la Tour pour la dernière fois non sans une certaine émotion.

La majestueuse structure n’est que provisoire et les plus jeunes d’entre eux savent déjà que dans 20 ans exactement ils seront réembauchés pour la démonter.

31 mars

Le 3ème étage de l’édifice est achevé.

Tour Eiffel 31 mars 1889
Gustave Eiffel organise l’inauguration officieuse de la Tour mais les difficultés techniques imprévues retardent la mise en route des ascenseurs et il n’est pas certain qu’ils soient prêts pour le jour de l’inauguration par le Président de la République Sadi Carnot (1837-94).

La plus haute plateforme se trouve à 276 m du sol et il faut monter 1 710 marches pour l’atteindre.
Une fois en haut, Eiffel plante le drapeau tricolore.
La Tour Eiffel est alors l’édifice le plus haut du monde.

Tour Eiffel
Il est décidé d’organiser une exposition universelle et l’œuvre de Gustave Eiffel est présentée en avant-première.
attention La suite des évènements liés à la Tour Eiffel depuis la fin des travaux jusqu’à aujourd’hui, cliquer sur le lien ci-dessous

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