Tour Eiffel, sa construction


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attention Initialement sont installés, du rez-de-chaussée au 1er étage, un escalier à paliers de 360 marches, du 1er au 2ème étage, un escalier hélicoïdal sans paliers de 380 marches, et enfin, du 2ème au 3ème étage, un escalier hélicoïdal sans paliers de 1 062 marches, trop dangereux pour être ouvert au public.

Piles Est et Ouest : ascenseur Roux, Combaluzier et Lepape

En 1889, l’entreprise française Roux, Combaluzier et Lepape installe des ascenseurs desservant le 1er étage.
Chacun d’eux élève 100 personnes à la fois avec une vitesse de 1 m/seconde.

Ces ascenseurs, absolument nouveaux et étudiés spécialement pour la Tour Eiffel, offrent un aspect très curieux.
Les cabines contenant les voyageurs montent et descendent suivant les poutres de la Tour, sans qu’un organe apparent laisse deviner d’où vient le mouvement.

Ascenseurs Roux et Combaluzier
Ascenseurs Roux et Combaluzier
Ascenseur à pistons articulés

Piles Nord et Sud : ascenseurs Otis

Ce sont ceux qui sont généralement employés en Amérique.
Leur principe est la grue hydraulique Armstrong.
Dans un cylindre perpendiculaire lux arbalétriers se meut un piston, actionné par de l’eau prise dans un des réservoirs placés au 2ème étage.
Ce piston agit sur un chariot portant 6 poulies mobiles de 1,40 m de diamètre.
Chacune de ces poulies correspond à une poulie fixe de même grosseur.
Cela constitue un colossal palan, grâce auquel chaque mouvement d’1 m du piston imprime à l’appareil élévatoire un déplacement de 12 m.

Ascenseurs Otis
Ascenseurs Otis
Là, comme dans l’ascenseur Roux et Combaluzier, toutes les précautions sont prises pour éviter les accidents.
Le wagon-cabine se meut, non pas en droite ligne, comme nos ascenseurs de maison, mais sur des rails le long d’un plan incliné.
Il est muni de freins à mâchoire, qui l’arrèteraient instantanément, et, de plus, soutenu par 6 câbles en fil d’acier dont un seul pourrait supporter sans se rompre le poids de la cabine et des voyageurs.
Les ascenseurs Roux et Combaluzier arrêtent au 1er étage de la Tour.

Entre le 1er et le 2ème étage, piliers Nord et Sud : ascenseurs Otis

Ce sont les ascenseurs Otis qui continuent vers le 2ème étage, avec une vitesse de 2 m/seconde, en emportant 50 personnes dans la cabine.
Ils montent donc au 1er en une demi-minute, et, du 1er au 2ème étage, en une autre demi-minute, en tout 1 minute pour aller du bas au 2ème, c’est le train express de la Tour Eiffel.

Ascenseurs de la Tour Eiffel
attention Les ascenseurs Otis des piles Nord et Sud ont été démontés en 1910.

Entre le 2ème et le 3ème étage : ascenseurs Edoux

À la 2ème plate-forme, se trouve la gare de départ pour les ascenseurs Édoux qui conduisent à la 3ème plate-forme, une machine hydraulique unique au monde.
Ceux-là ne sont plus en plan incliné comme les autres, mais sont absolument verticaux et franchissent perpendiculairement les 160 m qui séparent le 2ème étage du 3ème.
La cabine supérieure était poussée par un piston hydraulique de 81 m de course tandis que la cabine inférieure forme le contrepoids.
Il faut donc changer de cabine à mi-parcours, suivant une passerelle qui laisse admirer une vue impressionnante.
Le voyage ne se fait pas d’une seule traite.
Les 160 m ont été divisés en 2 relais par un plancher intermédiaire où l’on change de cabine.
L’ascenseur vertical Édoux marche comme ceux de Roux et Combaluzier à raison de 1 m/seconde.

Ascenseurs Édoux
La cabine montante est reliée par un système de câbles et de poulies de renvoi à une seconde cabine qui peut circuler, guidée entre 2 autres montants parallèles aux premiers, entre le 2ème et le plancher intermédiaire.
Quand la cabine motrice redescend de la plate-forme supérieure, elle entraîne par les câbles de suspension la cabine remorquée qui quitte le second étage et s’élève.
Quand l’une est revenue à son point de départ, l’autre est arrivée au plancher.
Les voyageurs quittent l’une pour monter dans l’autre : il y a un transbordement.
La cabine montante s’élève emportant ses nouveaux voyageurs, et la cabine descendante ramène jusqu’au 2ème étage ceux qui avaient précédemment monté jusqu’à la 3ème plate-forme.
La cabine remorquée fait en même temps contrepoids à la cabine motrice.
Par cet artifice, sont franchis, avec relais intermédiaire, 160 m de hauteur.

La cabine Edoux n’a pas de banquette et les voyageurs restent debout.
Elle a 14 m² et 60 personnes peuvent y tenir.
Il faut compter 4 mn d’ascenseur pour franchir les 160 m, 1 mn pour le transbordement, soit au moins 5 mn pour le voyage.
8 voyages sont fait à l’heure et un peu moins de 600 personnes sont transportées.
Il existe pour cet ascenseur un frein énergique du système Bachmann qui, en cas de rupture des câbles, arrête sur place la cabine.

Avant l’Exposition universelle de 1900, les ascenseurs Roux et Combaluzier sont remplacés par des ascenseurs hydrauliques fabriqués par Fives-Lille.
Les piliers Nord et Sud équipés d’ascenseurs Otis sont remplacés en 1910.
L’ascenseur à piston hydraulique Édoux reliant les 2ème et 3ème étage est remplacé en 1983 par 2 cabines électriques.

Dans les années 1950, puis 1980-90, le nombre de visiteurs a entraîné la modernisation des ascenseurs et l’installation de nouveaux systèmes assistés par ordinateurs et de plus grande capacité.



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