Contraception du chat

OPÉRATIONS DE STÉRILISATION

La castration

C’est une intervention chirurgicale qui consiste à retirer les testicules sous anesthésie générale.
Celle-ci ne nécessite pas d’ouverture de la cavité abdominale mais s’effectue par une petite incision du scrotum.

Le mieux est de castrer le mâle vers l’âge de 6 mois.

Généralement, le vétérinaire ne pose pas de points de suture.
S’il est en bonne santé, le chat peut reprendre une vie normale dès le lendemain de l’opération.

Déroulement de l’opération

  • Jeûne du chat pendant 12 heure, en général à partir de la veille au soir.
    Il est impératif que le chat soit à jeun.
  • Arrivé à la clinique, le chat est pesé.
    Ensuite, un tranquilisant lui est injecté, le plongeant dans un état de pré-narcose, dont le 1er effet est de le déstresser et faciliter la narcose.
    Les effets secondaires de ce tranquilisant sont en général : perte de l’équilibre et vomissement.
    Comme le chat est à jeun, le vomissement est généralement composé de bile et d’un peu d’eau.

    Une fois le chat tranquilisé et déstressé, un narcotique lui est injecté, par intramusculaire, qui va réellement l’endormir.
    Le chat est posé sur le dos, les pattes sont attachées à la table au moyen de simples lanières.
    Les membres postérieurs sont attachés de manière à permettre un bonne visibilité du scrotum.
    Les membres antérieurs sont eux attachés de manière croisée.

  • Première étape de l’intervention : l’extraction des testicules du scrotum.
    Les testicules sont contenus dans une poche appelée scrotum qui est constitué d’un tégument cutané et est tapissé par une membrane particulière, le dartos, dont la couleur rougeâtre est due à l’abondance des vaisseaux sanguins et à la présence de fibres musculaires.
    C’est à ces fibres que le scrotum doit la faculté de se contracter.

    D’abord, il y a épilation du scrotum, faite à la main sans utiliser d’instruments particuliers.
    Un simple « arrachage » de poil.

    Le champs opératoire est ensuite posé et découpé pour ne laisser passer que le scrotum.

    L’extraction des testicules de leurs poches protectrices s’effectue par une légère incision en face de chaque testicule.
    L’action suivante consiste à sortir littéralement le testicule de sa poche par simple pression sur la membrane à la base du testicule.
    Une fois extrait, le testicule est entouré de la tunique vaginale, qui est véritablement un prolongement du péritoine, bien qu’il ne communique plus avec ce dernier.
    Un faisceau de fibres musculaires striées entoure la vaginale, fibres qui s’insèrent, en haut, au pli de l’aine, et constituent le muscle crémaster, c’est-à-dire suspenseur du testicule.

    L’opération est effectuée une 2ème fois pour l’autre testicule.

    Une fois que les 2 testicules sont extraits du scrotum, l’ablation peut être faite.

  • L’ablation :
    L’ablation proprement dite des glandes/testicules s’effectue par une simple section des différents vaisseaux et conduits qui soutiennent le testicule.
    Une pince est utilisée pour « clamper » les vaisseaux à sectionner.
    Le clampage permet de bloquer le sang dans les veines et artères sans qu’il n’inonde le champs opératoire.
    Les 2 testicules sont « clampés« .

    La section des vaisseaux « clampés » s’opère l’un après l’autre.
    Le vétérinaire utilise un bistouri et coupe directement, à mi-longueur de la pince clampante.

  • Finalisation de l’intervention :
    Une fois les testicules séparés du corps, il ne reste maintenant plus qu’à refermer les vaisseaux et à les repousser dans le scrotum.
    La fermeture des vaisseaux s’effectue en réalisant un simple nœud.
    Ensuite, le reste des vaisseaux et ligaments sont sectionnés très près du nœud.
    Lorsque les 2 nœuds ont été réalisés, le tout est repoussé dans le scrotum.

Conséquences sur le chat

  • Obésité :
    la gestion des dépenses et des besoins énergétiques est modifiée car le chat est moins actif, surtout s’il vit en appartement.
    La prise de poids s’effectue dans les 2 à 3 mois qui suivent la castration.
    Pour éviter qu’il ne devienne trop gros, il faut réduire son apport calorique et donc sa quantité de nourriture ou lui donner une nourriture adaptée, surtout dans les 1ers mois qui suivent l’opération, allégée par exemple.
    Ceci lui évitera des problèmes cardiaques, articulaires et de diabète.
  • Problèmes urinaires :
    les chats mâles castrés sont plus sujets aux affections urinaires comme les calculs (urolithiases).
    Les risques sont encore accentués par l’obésité et le manque d’exercice.
    Pour éviter ces troubles, vérifier que lee chat boit et urine suffisamment.
    Si le chat boit trop peu, lui donner une alimentation à base de pâtée plutôt que des croquettes.
    Une alimentation de bonne qualité prévient l’apparition des calculs urinaires par une teneur en minéraux bien équilibrée (notamment en phosphates).

Lien : Problèmes urinaires du chat

  • Diminution du marquage urinaire :
    nette réduction de son territoire et une élimination de sa tendance au marquage avec son urine qui dégage une très forte odeur.
  • Nette diminution des bagarres :
    ne cherchant plus à défendre son territoire, ni à faire des conquêtes, le mâle est moins porté à se bagarrer avec d’autres rivaux, ni à fuguer.
  • Réduction des risques de contamination de maladies ou d’infections :
    la castration contribue à réduire considérablement les risques de contamination de maladies et d’infections souvent graves, échangées dans les combats et les accouplements et également à limiter les risques d’accidents de parcours comme se faire renverser par une voiture ou se perdre en chemin.

attentionUne idée fausse : la castration d’un chaton ne ralentit pas sa croissance.
En castrant le chat dès son plus jeune âge (avant sa puberté), il sera équilibré, même s’il ne peut s’accoupler.
Il vivra plus longtemps car son mode de vie sera plus tranquille, et il sera plus proche de son maître.

L’ovariectomie

C’est une chirurgie qui consiste à retirer les ovaires et l’utérus de la chatte.
Ce sont des interventions parfaitement maîtrisées par les vétérinaires, et les risques sont minimes.
En règle générale, cet acte est pratiqué à partir de l’âge de 5 à 6 mois, mais une stérilisation plus précoce est tout à fait possible sans inconvénient.

Déroulement de l’opération

  • Comme toute opération pratiquée dans l’abdomen, l’anesthésie et l’intubation constituent les premières étapes.

    Une injection anesthésiante est faite à la chatte.
    Une fois endormie, elle est rasée sur le bas de l’abdomen et ensuite badigeonnée de produit désinfectant.
    Étant donné le fait que le corps du chat est entièrement recouvert de poils, il est pratiquement impossible d’obtenir un état d’aseptie totale sur la peau.
    Il est possible cependant raisonnablement considérer la zone à traiter comme correctement nettoyée.
    La désinfection réelle ne se fera que quelques instants avant d’appliquer le champs stérile.

    La femelle est prête à passer en salle d’opération.

  • L’intubation :
    après avoir intubé la chatte, un moniteur extérieur est branché pour détecter un éventuel arrêt respiratoire.
    Le tube relié au respirateur est introduit dans la trachée.

    La chatte attaché sur le dos et les membres arrière bien écartés pendant que les pattes avant sont croisées sur la poitrine pour permettre une respiration sans effort contrairement à la position pattes de devant écartées.

  • L’incision :
    la première étape est le placement de champs stérile autour de la zone aopérée.
    Ensuite, l’incision de l’abdomen de la femelle commence.
    C’est à ce moment que la zone est bien désinfectée et stérile.
    Les pinces servent à fixer le champs par rapport au corps de la chatte.
    L’incision peut alors avoir lieu.
  • À la recherche des cornes utérines et des ovaires :
    l’utérus de la chatte se présente sous la forme de 2 cornes utérines, disposées en forme de « V » dans la paroi abdominale.
    La pointe verticale du V est le col et les 2 branches sont appelées « cornes utérines« .
    Les extrémités de chaque corne sont terminées par un ovaire attaché à du tissu adipeux abdominal.

    Pour commencer, la corne utérine est saisie et extraite de la cavité abdominale.
    À l’extrémité de la corne se trouve l’ovaire.
    Une ligature est posée au-delà de l’extrémité de l’ovaire.
    Une incision libère ensuite l’ovaire qui est alors extrait : il s’agit de l’une des 2 pointes du V.

    Le vétérinaire termine la ligature de l’extrémité de l’ovaire.
    Le procédé est le même pour la deuxième corne utérine.
    C’est au bout de chaque extrémité « clampée » que se trouvent les ovaires.

    À cette étape, c’est la ligature au niveau du col de l’utérus afin d’extraire la totalité des cornes utérines et des ovaires.
    Au final, les 2 cornes sont extraites et « clampées« .

  • Ablation :
    il reste maintenant à sectionner complètement l’utérus.
    Une fois « clampé« , il est possible de couper l’utérus.
  • Suture :
    une fois l’utérus et les ovaires complètement enlevés et sectionnés, il ne reste plus qu’à suturer.
    La paroi musculaire commence à être recousue.
    Ensuite, c’est la peau qui est recousue.

    L’intervention terminée, il est possible de retirer les champs stérile et le monitoring respiratoire à la chatte.

Conséquences pour la chatte

  • L’utérus et les ovaires étant retirés, les périodes répétées de chaleurs cessent.
  • Les symptômes désagréables qui y sont associées comme les fugues, les miaulements interminables nuits et jours et les frottements dans l’espoir d’attirer les mâles et s’accoupler.
  • La stérilisation met aussi fin aux visites des mâles et aux portées successives non désirées.
  • La stérilisation peut la préserver d’un cancer du sein.
    Il est réellement plus sain qu’une chatte soit stérilisée avant que ses chaleurs ne commencent.
    Les chattes qui commencent à être en chaleur sont beaucoup plus exposées au risque de développer un cancer du sein plus tard dans la vie.
  • La stérilisation réduit les chances de la chatte de développer des infections utérines.
    Étant donné que son utérus est enlevé complètement pendant l’intervention, (en cas d’hystérectomie ou l’ablation totale de l’utérus), la femelle ne court aucun risque de contracter la métrite ou le pyomètre, qui sont des infections utérines.


attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) … attention À savoir sur Les soins post-chirurgicaux (mâles et femelles) …

  • De retour à la maison, mettre le chat ou la chatte opéré(e) dans un endroit calme et propre avec de l’eau à sa disposition.

    Éviter de le/la faire sortir tant qu’il/elle n’a pas retrouvée) tous ses esprits :

    • Pour les mâles : l’incision faite sur le scrotum étant très petite, la cicatrice est très peu visible.
    • Pour les femelles : une cicatrice assez longue peut être visible sur l’abdomen ou les flancs, mais celle-ci disparaîtra lorsque les poils repousseront.
  • Le jour de la récupération de l’animal, le vétérinaire donne généralement un rendez-vous de contrôle dans les 10 jours suivant l’intervention, afin de vérifier la bonne cicatrisation et retirer les fils éventuels.

Pilules et piqûres contraceptive

La contraception par pillule ou les piqûres contraceptives ne sont pas les meilleures solutions de stérilisation.
Il s’agit de méthodes temporaires, assez coûteuse qui suppriment les chaleurs chez une chatte mais qui n’ont pas d’action sur les différents problèmes hormonaux liés à la présence d’ovaires.
Ce sont justement les dérèglements hormonaux lié aux ovaires qui peuvent entraîner des maladies plus graves.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *