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Histoire d’Aigues-Mortes

XIVe siècle

La ville reste prospère jusqu’Ă  ce siècle, mais le port s’ensable suite au manque d’entretien causĂ© par la concurrence de nouveaux ports rattachĂ©s au royaume de France dont Montpellier (HĂ©rault, 34) le 15 juin 1349 et Marseille (Bouches du RhĂ´ne, 13) le 11 dĂ©cembre 1481, et entraĂ®ne la dĂ©cadence de la ville.

XVe siècle

Pendant la guerre de Cent Ans, a CitĂ© est le théâtre d’affrontements sanglants entre Armagnacs et Bourguignons (factions ennemies, les premiers tenant de la maison de France, en lutte contre les anglais, alliĂ©s des seconds).

Investie par les Armagnacs, reprise par les Bourguignons par son gouverneur, est assiégée par Charles Ier de Bourbon (1401-56), au nom du dauphin de France.
Les habitants se soulevent et massacrent un grand nombre de la garnison en 1421 et les survivants sont jetés dans une tour, dite depuis la « Tour des Bourguignons« , et salés pour éviter la décomposition des corps.


La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …      La galĂ©asse …

Pour naviguer, les marins italiens, français ou catalans utilisaient la galéasse, des navires à voile et à rames dont la longueur du navire faisait 3 fois sa largeur et celle-ci 2 fois sa hauteur.
De plus, ces navires étaient mieux armés que les galères.

Galéasse1


Ce grand vaisseau de bas bord Ă©tait armĂ© de canons sur les cĂ´tĂ©s Ă  la proue et se composait de 3 mâts qu’elle en dĂ©sarbore pas, c’est-Ă -dire qu’elle n’abat pas les mâts.


En 1447, le port s’ensablant, la flotte part s’installer Ă  Marseille.

Louis XI

En 1461,Louis XI dont les navires sillonnaient la Méditerranée, notamment pour le commerce du Levant.

Pour mener sa politique commerciale mĂ©diterranĂ©enne, il s’appuie sur Aigues-Mortes, Montpellier et Marseille.
Il supprime le privilège obligeant les commerçants entrant ou sortant du royaume à transiter par Aigues-Mortes.

En 1464, la citĂ© devient le principal port d’approvisionnement pour le poivre et les Ă©pices qui circulent sur le RhĂ´ne.

De même pour le blé et le sel, dont le commerce a continué à attirer la navigation génoise en Provence et en Languedoc, pendant tout ce siècle.

En 1481, Marseille suplante Aigues-Mortes, lorsque la Provence est rattachée à la France.

XVIe siècle

François Ier

En 1529, une épidémie de peste décime la population.
L’ordre est donnĂ© d’enterrer dans leurs propres maisons les victimes et de ne pas sonner les cloches pour les enterrements.

En 1532, conscient du problème perpĂ©tuel d’ensablement, François Ier (1494–1547) fait creuser le canal de Peccais reliant les salines Ă  la mer.

Ce grau appelé Grau Henry finit par se refermer et en 1725, le chenal du Grau du Roi résout le problème reliant la cité à la mer.

Elle devient port fluvial grâce au canal du Rhône à Sète achevé en 1806.

Environs de Peccais et petite Camargue


En 1538, c’est le théâtre d’une rencontre fastueuse, entre Charles Quint (1500-58) et François Ier.

Charles Quint

En 1540, une nouvelle épidémie est signalée mais est assez vite enrayée.

De 1575 Ă  1622, Aigues-Mortes est l’une des 8 places de sĂ»retĂ© accordĂ©es aux protestants.

En 1586, une barque est saisie venant de Marseille oĂą il y a la peste.
La ville est atteinte.
Les consuls louent un barbier et font construire des cabanes hors des remparts pour soigner les pestiférés.

Situation au XVIe siècle




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