Paris médiéval

Place du Panthéon

Le Panthéon

Il surplombe la montagne Ste-Geneviève, place du Panthéon.

Le Panthéon
À l’origine, une église dont l’architecte fut Jacques-Germain Soufflot (1713-80) et la première pierre posée par Louis XV le 6 septembre 1764.
En 1791, pas encore consacrée, les plâtres à peine secs, la Constituante décida de la transformer en temple destiné à recevoir « les grands hommes de l’époque de la liberté française« .
Un panthéon, un Saint-Denis républicain, en quelque sorte, sur lequel il fut proposé d’écrire « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante« .

Jacques Germain SoufflotMirabeauVoltaire
Lepeletier de Saint-FargeauJean-Jacques RousseauJean-Paul Marat

C’est Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-91) qui y entra le premier, suivi de Voltaire (1694-1778), Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau (1760-93), Jean-Jacques Rousseau (1712-78), Jean-Paul Marat (1743-93), etc …
Et puis les modes évoluent : Mirabeau et Marat qui n’étaient plu en odeur de sainteté durent déménager.
Marat termina dans les égouts.

Denis DiderotCondorcetHenri GrégoireJean-Baptiste Millière

Les restes de Diderot (1713-84), quant à eux, ne furent pas retrouvés pour les transférer au Panthéon.
Un monument lui élevé cependant avec cette devise : « L’Encyclopédie prépare l’idée de révolution« .
Plus tard, Nicolas de Condorcet (1743-94) et l’abbé Henri Grégoire (750-1831) s’y retrouvèrent à leur tour.
Dans le cour, sculpture monumentale et pompeuse du début du XIXe siècle, en hommage à la Convention.
Le 26 mai 1871, le communard Jean-Baptiste Millière (1817-71), député de la Seine, condamné à mort par le « tribunal » siègeant au Luxembourg, est fusillé entre les 2 colonnes du milieu au cri de « Vive le peuple, vive l’humanité !« .

Léon GambettaJean JaurèsJean Moulin

Depuis 1918, les cérémonies officielles s’y succèdent : transfer du cour de Léon Gambetta (1838-82), dépot des cendres de Jean Jaurès (1859-1914), hommage à Jean Moulin (1899-1943) en 1964, pendant lequel André Malraux (1901-76), alors Ministre de la Culture du Général de Gaulle, fit un discours mémorable.

Le Panthéon
Le PanthéonLe Panthéon
Pierre CorneilleJean-Jacques Rousseau

Église Saint-Étienne-du-Mont

Située sur la montagne Sainte-Geneviève, ses origines se confondent avec celles de l’abbaye royale de Sainte-Geneviève : d’abord simple chapelle dans une crypte, cette église paroissiale accolée au mur nord de sa voisine date de 1222.
Devenue insuffisante pour la plus grosse paroisse de l’Université, son chœur et son clocher sont rebâtis à partir de 1492.
La première pierre de la façade occidentale est posée par Marguerite de Valois (1553-1615) en 1610 et la dédicace célébrée le 15 février 1626 par Jean-François de Gondi (1584-1654), premier archevêque de Paris.

Jean-Francois de GondiMarguerite de ValoisVictor BaltardArchevèque Sibour

Elle possède le seul jubé monumental (1545) et le plus ancien buffet d’orgues de Paris (1631), un fragment de la châsse de Sainte-Geneviève, patronne de la ville, et un remarquable ensemble de vitraux (fin XVIe-XVIIe) dûs à la générosité de ses paroissiens.
Consacrée en temple de la piété filiale sous la Révolution, restaurée sous le Second Empire par Victor Baltard (1805-74), elle est le théâtre, le 3 janvier 1857, de l’assassinat de l’archevêque de Paris, Marie-Dominique-Auguste Sibour (1792-1857), par le prêtre interdit Jean Verger.

Église Saint Étienne du Mont
Amorcer la descente, par les rues de la Montagne-Sainte-Geneviève, Laplace, Valette (toutes 3 très anciennes) et Lanneau, pour arriver dans la rue Jean-de-Beauvais.
Traverser la rue des Écoles, descendre quelques marches.

1 thought on “Paris médiéval

  1. Superbes pages qui donnent beaucoup d’informations pertinentes et belles photos ! Très beau blog, bravo ! Olivier

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