Paris médiéval

Rue de Cluny

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Remonter la rue Boutebrie (au XIVe siècle : rue des Enlumineurs), traverser le boulevard Saint-Germain et contourner, le jardin du Moyen-Âge, en remontant la rue de Cluny.

Jardin du Moyen-Âge

Il évoque la quête profane et sensuelle du bonheur : recherche du paradis terrestre.
Dans la littérature courtoise, ce jardin clos, protégé des regards, est le lieu par excellence de la rencontre amoureuse.
Ainsi, une des œuvres littéraires les plus célèbres du Moyen-Âge, le « Roman de la Rose« , de Guillaume de Lorris et Jean de Meung, se déroule dans un jardin où le bouton de rose, au centre du récit de la quête amoureuse, symbolise l’objet du désir.

Les jardins d’agrément, qui se développent à partir du XIIIe siècle, s’inspirent de ces jardins de la littérature courtoise : on y trouve une architecture raffinée, des aménagements sophistiqués comme des banquettes tapissées de gazon, les treillages (ou palis) où viennent s’entrelacer les roses, les tonnelles ou les pergolas protégeant des rayons du soleil, les arbustes, buis ou ifs, taillés (appelés topiaires), et les fleurs en pot que l’on peut rentrer l’hiver.

Musée de Cluny
Musée du Moyen-ÂgeMusée du Moyen-Âge
Musée du Moyen-Âge

La rose, reine des fleurs et autrefois symbole de Vénus, s’y répand à profusion ; au Moyen-Âge, essentiellement 2 espèces étaient connues et cultivées en Occident : la Rosa gallica et la Rosa centifolia.
Pour charmer les sens, les parfums se mélangent : senteurs aromatiques du thym ou de la camomille dont est semée la banquette de gazon, odeur poivrée de l’œillet (fleur symbolique des fiançailles, dont la culture s’est répandue à la fin du XVe siècle), fragances raffinées de la rose et du chèvrefeuille.

Au n° 7, il est possible de voir un reste d’arcade de la chapelle des Mathurins (XIIIe siècle).

Musée de Cluny

Tourner à droite au n° 6, place Paul-Painlevé, devant le musée national du Moyen-Âge (termes et hôtel de Cluny).

Les thermes étaient gallo-romaines, construites au IIIe siècle après J.C. à l’initiative de l’Empereur romain Constance Chlore et détruites par les Barbares durant le même siècle.


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Les thermes sont le symbole d’une ville romaine.
Ils servaient de bains publics : après un peu d’exercice dans les palestres, les Romains passaient généralement dans la salle tiède (tepidarium) à la salle chaude (caldarium) puis à la salle froide et à des salles de repos où il était possible de se retrouver pour bavarder.
Ouverts à tous gratuitement, les thermes étaient un lieu de repos, de loisir, de rencontre.
Leur construction, comme celle d’autres grands édifices publics (forum, amphithéâtre, théâtre) fut un moyen efficace de romaniser les Gaulois.


Musée du Moyen-Âge
Les bénédictins de Cluny achetèrent le terrain pour y bâtir un hôtel abbatial en 1330.
Jacques d’Amboise fait construire de 1485 à 1498 l’édifice actuel.
L’hôtel servit de demeure aux abbés et au XVIIe siècle aux nonces du Pape.
Au XIXe siècle, après avoir connu quelques détériorations durant la Révolution, l’Hôtel de Cluny est transformé en musée.
Dans la cour, très beau puits.

À l’intérieur, collections exceptionnelles, dont quelques chefs-d’œuvre comme la tapisserie de « La Dame à la Licorne« , des objets religieux, des sculptures, mais aussi d’émouvants objets domestiques qui permettent d’imaginer certains aspects de la vie quotidienne.

La Dame à la Licorne
Traverser le boulevard Saint-Michel, qui a éventré d’un grand coup d’épée, d’un seul, le lacis de ruelles et venelles dont les tracés et les noms nous viennent tout droit des XIIe-XIIIe siècles : rue de la Harpe, rue Hautefeuille, rue de l’Hirondelle, rue Serpente …
Par la rue de l’École-de-Médecine (vers 1300 : rue des Cordèles), au n° 15, se trouve le réfectoire du grand Couvent des Cordeliers.
Commencé dans la seconde moitié du XIVe siècle, ce bâtiment ne fut achevé qu’au tout début du XVIe siècle.
Le couvent – de l’ordre des franciscains – auquel il appartenait occupa une place prépondérante dans l’histoire, religieuse d’abord, mais surtout révolutionnaire, en abritant les séances du fameux Club des Cordeliers.

– Fin de la ballade –

1 thought on “Paris médiéval

  1. Superbes pages qui donnent beaucoup d’informations pertinentes et belles photos ! Très beau blog, bravo ! Olivier

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