Échographies

Les résultats de l’échographie

Le spécialiste qui a effectué l’échographie donne un premier commentaire, mais son compte rendu définitif est adressé dans les plus brefs délais au médecin traitant de la future maman.
Quelques photos papier peuvent être prises et données aux futurs parents.

La fiabilité de l’échographie

  • La future maman doit être informée que l’échographie ne permet pas de dépister toutes les anomalies.
  • Une échographie obstétricale normale ne signifie pas à 100 % que l’enfant ne présentera à la naissance aucune anomalie car cet examen ne permet pas toujours de diagnostiquer toutes les anomalies morphologiques.

Avantages de l’échographie

  • L’échographie est une technique indolore pour le patient, sans contre-indication et sans danger pour le fœtus au cours de la grossesse.
  • Elle ne nécessite pas d’anesthésie et le médecin peut compléter l’interrogatoire et l’examen clinique du patient en cours d’examen.
  • Cette technique permet d’utiliser plusieurs modalités pour visualiser une anomalie : en 2D, en 3D, par échographie de contraste, avec Doppler pulsé ou couleur, …

Conseils pour une bonne échographie

  • Ne pas mettre de crème hydratante dans les jours qui précédent l’échographie.
  • Garder la vessie pleine car cela permet d’obtenir une image de meilleure qualité.
  • Signaler tous les antécédents familiaux, personnels ou de grossesse pathologique.

Les 3 échographies au cours de la grossesse

Échographie du 1er trimestre : entre la 11e et la 14e semaine

Elle permet de :

  • Confirmer la grossesse et la date des dernières règles.
  • Déterminer l’âge gestationnel exact de la grossesse.
    En cas de discordance avec l’âge présumé de la grossesse, c’est généralement la date obtenue par cette échographie qui sera généralement retenue pour déterminer la date approximative de l’accouchement.
  • Localiser le placenta et la grossesse : affirmer le caractère intra-utérin de l’embryon.
  • Présciser le nombre d’embryons/fœtus : grossesse multiple ou non et leur vitalité.
  • Déterminer plus précisément les risques d’être porteuse d’un fœtus :
    • trisomique 21 : syndrome de Down
    • trisomique 18 : syndrome d’Edwards
    • trisomique 13 : syndrome de Patau
  • Dépister certaines malformations et des risques d’anomalies chromosomiques, notamment la mesure de la clarté nucale.
  • Prédire le risque de développer, plus tard en grossesse, certains évènements adverses, comme la prééclampsie (hypertension).
  • En visualisant le cœur fœtal, l’échographie affirme le caractère évolutif de cette grossesse et en mesurant l’embryon elle permet de dater celui-ci avec précision, et donc de calculer le moment théorique du terme de la grossesse.
    Ce dernier point est important car il peut y avoir une discordance, en cas de cycles irréguliers, avec la date des dernières règles.
  • Mesurer le col utérin et l’embryon, ainsi que son diamètre bipariétal, c’est-à-dire au niveau des os pariétaux de la tête.
  • Contrôler le développement du fœtus en comparant les données obtenues avec une courbe type : examen des membres et la proportion de la tête, mesure du haut du crane au coccyx, …
  • Effectuer dans certains cas l’examen de Doppler : mesurer le flux dans les vaisseaux sanguins de l’utérus et du cordon ombilical, la taille du cordon ombilical, de l’artère utérine ou de l’artère cérébrale du fœtus.

Échographie du 2e trimestre : entre la 18e et la 22e semaine

Cette échographie est très importante et l’examen est assez long, environ 30 mn.

  • Échographie morphologique :
    • étude de la morphologie, de la croissance et de l’anatomie du fœtus
    • dépistage d’éventuelles anomalies en vérifiant les différents organes

    Elle comprend :

    • voûte crânienne
    • symétrie des structures céphaliques
    • paroi abdominale antérieure
    • image gastrique et vésicale
    • canal médullaire
    • 4 membres comportant chacun 3 segments
  • Mesure du fœtus par biométrie fœtale pour s’assurer de son bon développement.
    Elle comprend, entre autres, la longueur du fémur et l’épaisseur de la nuque (au 1/10e de mm).
  • Vérification de l’insertion et l’emplacement du placenta.
    S’il s’incère trop bas (placenta praevia) des contrôles ultérieurs devront être effectués.
  • Vérification de la croissance du fœtus grâce aux mesures du diamètre et du périmètre du crâne, de l’abdomen et des fémurs (os des cuisses).
  • Observation du rythme cardiaque et du comportement : mouvement, déglutition.
  • Étudie de l’épaisseur du placenta, du volume du liquide amniotique et du cordon ombilical.
  • L’état de la vascularisation utérine est apprécié par l’examen Doppler.
  • Découvrir le sexe du bébé.

Troisième échographie : 32e semaine

  • Contrôle dela position du fœtus, de la quantité de liquide amniotique, de la position et l’épaisseur du placenta.
  • Contrôle de la croissance de l’enfant en mesurant le diamètre de sa tête, de son abdomen et la longueur de ses fémurs, le bon fonctionnement des principaux organes, les mouvements de son corps et de son appareil respiratoire.
  • L’examen doppler permettant d’apprécier la vascularisation utérine, est capital.
  • Confirmation de l’absence d’anomalie morphologique, de malformation et précision de la biométrie fœtale.
  • Confirmation et précision de la position du bébé dans l’utérus.

attention Bien que l’échographie devienne de plus en plus performante, il faut savoir que certaines anomalies, en particulier cardiaques échappent encore au diagnostic anténatal.

Effets biologiques de l’échographie

Les ondes ultrasonores ne sont pas ionisantes dans la mesure où l’énergie qu’elles déposent dans les tissus est insuffisante pour entraîner l’apparition d’ions.
Leur action sur la matière vivante est le fait de 2 phénomènes :

  • l’élavation thermique des tissus par absorption de l’énergie acoustique
  • la cavitation par création de bulles de gaz

Des effets néfastes in vivo ont été rapportés par des auteurs anglo-saxons dans les années 1970, concernant l’utilisation à visée diagnostique des ultrasons.
Ces derniers étaient accusés de léser l’oreille interne fœtale.
Des expérimentations ont infirmé cette assertion.
Actuellement, l’Organisation Mondiale de la Santé et la fédération mondiale des sociétés d’échographie concluent qu’il n’existe aucun élément concret susceptible de démontrer un quelconque effet nocif des UltraSon dans les conditions habituelles du diagnostic obstétrical.

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